Discours·Vœux·22 · janvier · 2018
Vœux

Discours d’Épiphanie

OccasionVœux
Date22 · janvier · 2018
À diredebout, et sans trembler.

Nous sommes ici pour accueillir des nouveaux et nouvelles arrivé(e)s tout en dégustant une bonne galette des Rois.

Mais avant de commencer, permettez-moi de vous rappeler l’origine de l’épiphanie.

Le mot « épiphanie » est d’origine grecque, « Epiphania ». Il signifie « apparition ».

En effet l’épiphanie a ses origines bien avant la fête des Rois Mages. Ça remonte à l’antiquité. À l’époque, chez les grecs on fêtait les 12 dieux épiphanes (qui apparaissaient à l’Homme) et les Romains fêtaient les Saturnales :

Saturne détrôné se serait réfugié en Italie, dans le Latium, où il rassemble les hommes féroces éparpillés dans les montagnes et leur donne des lois. Son règne est un âge d’or, ses paisibles sujets étant gouvernés avec douceur et équité. Les Saturnales contribuent à célébrer la mémoire de cet âge heureux de l’exercice du pouvoir.

Mais aussi c’est la fête dans laquelle on célébrait la renaissance de la Lumière censée être à l’origine de toutes choses durant un nombre de jours hautement symbolique : 12 jours et 12 nuits.

12 représente la totalité comme :
Le nombre de dieux olympiens ou épiphanes,
Les mois dans une année,
Les heures d’une demi-journée (origine égyptienne),
Le nombre des tribus d’Israël,
Le nombre d’Apôtres,
Certaines nuits d’été, seules douze étoiles se levaient à l’horizon,
Le nombre des travaux d’Hercule,
La longueur du duodénum,
Une sorte de revolver,
Le diamètre habituel des CD, DVD et Blu-ray,
Le nombre de dan grades au judo,
Le nombre de pieds dans un alexandrin,
Le nombre de signes des zodiaques.

Et la liste est longue si on recherche cette totalité dans tous les domaines…

Si on regarde bien : 1 nouveau au support RH, 1 à la RH d’une entité, 1 à la RH d’une autre, 3 au service Mobilité, 4 au service RH, 2 à la Paie donc 12 nouvelles têtes.

Mais pour vous c’est le côté obscur du nombre 12 qui va vous guider : ce nombre peut être à l’origine d’une entrave de liberté à cause d’un sacrifice, d’un blocage, d’obligations forcées ou d’un dévouement. Ce nombre 12 met l’accent sur le fait que la personne doit porter une conscience toute particulière à la conséquence de ses actes faute de quoi elle risquerait de traverser des épreuves difficiles ou de faire face à d’importantes désillusions.

Lors des Saturnales, on tirait au sort qui serait roi ou reine parmi les nouveaux soldats. Une autre tradition veut que l’« esclave qui tirait la fève » devenait le maître durant la journée.

Je vous propose de continuer ces traditions.

Et restez ici. N’allez pas penser que votre bizutage est déjà fini.

Jusqu’au quatrième siècle, c’était le jour des baptêmes : passage dans l’eau pour intégrer une communauté. On peut remarquer une certaine similitude avec nos chers stagiaires et alternant(e)s et nouvelles embauchées puisqu’ils (elles) ont choisi de faire l’entrée dans la vie active en plongeant dans les remous que connaît notre service RH, dans une société gérant de l’eau.

Mais comme les dix petits nègres, ils disparurent chacun leur tour…

Permettez de procéder à leur baptême (faire le signe sur le front de chaque alternant / stagiaire). « Per aquam ad professionalem successum. »

Avant de passer au repas d’ailleurs, lors de l’Épiphanie, on célébrait les noces de Cana où l’eau fut changée en vin. J’espère que nous aurons assez de boisson car je ne sais si je réussirai un tel miracle.

L’origine du gâteau des rois semble être liée aux Saturnales romaines. Lors de ces cérémonies était fait un gâteau rond fourré de figues, de dattes et de miel, divisé en parts égales entre les maîtres et les esclaves. À l’intérieur de celui-ci, était introduite une fève ; celui qui avait la chance de la trouver dans la part qu’il recevait était nommé roi.

Au XVIe siècle, le gâteau des rois a fait l’objet d’une guerre féroce entre les boulangers et les pâtissiers, chacun voulant le monopole de la vente de ce gâteau, sentant déjà là un marché juteux. Le roi François Ier accorda le droit aux pâtissiers. Les boulangers contournèrent leur interdiction de vendre des gâteaux des rois en les substituant par des galettes qu’ils offraient à leurs clients.

Et maintenant, je n’ai plus qu’à vous dire « bienvenue les bleus, les lapins, les arpètes et bon appétit à tous ».